Mois : février 2013

A vos bons de commande!

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Bonjour à tous.

Demain je serai entourée de 250 exemplaires de « La Gamine et le A ».

Une cinquante d’exemplaire est déjà réservée pour mes chers KissBankers, qui m’ont permis de recueillir la somme nécessaire à l’auto-édition de mon roman.
Voici le lien du projet KissKissBankBank pour ceux qui ne sont pas au courant : http://www.kisskissbankbank.com/la-gamine-et-le-a
Encore merci à vous!

C’est maintenant le temps de la vente.
Je compte de nouveau sur vous tous pour écouler mon stock et faire de cette nouvelle auto-édition une belle réussite!
Ce fut déjà le cas pour mon récit de voyage « Unies vers celle au singulier » il y a cinq ans, je croise les doigts pour que tout se passe bien pour « La Gamine et le A ».

Si vous êtes intéressés par un (ou plusieurs!) exemplaire de « La Gamine et le A », je peux vous envoyer un bon de commande. Il vous suffira de me le faire savoir par un commentaire ou un message privé, d’imprimer ce bon, de le remplir et de me l’envoyer avec un chèque  ou des espèces. Je vous enverrai ensuite le (ou les) exemplaire par la Poste. Si la distance qui nous sépare n’est pas trop grande, ne comptez pas les frais de port et je me déplacerai jusqu’à vous. Vous pouvez également me renvoyer ce bon par mail et ne m’envoyer que le chèque ou les espèces par la Poste.

Le prix d’un exemplaire est de 15 euros. Comptez 3 euros de frais de port.

Alors, à vos bons de commande!

 

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Leçon n°16

« Je prétendais tenir ces carnets pour consigner les évènements de ma vie, mais en fait c’était plus compliqué que cela. Depuis toujours, bien que de façon intermittente, l’intensité de mes propres sentiments me plonge dans la confusion. Ils surgissent parfois avec férocité : à peine une émotion a-t-elle le temps d’éclore qu’elle est contredite par une émotion nouvelle. Quand j’essaie – en silence, sans mots – d’y mettre de l’ordre, je me trouve happée par des sables mouvants de pensées floues : les yeux me brûlent, je suis trempée de sueur et torturée par la migraine.

Si je me mets à écrire, les pensées continuent de surgir, s’emmêlant les unes aux autres au point de devenir méconnaissables ; mais, peu à peu, commence un nouveau processus, une sorte de traduction verbale de cette tension, et les mots permettent une certaine clarification. J’ai appris que si je continue alors d’écrire, la ponctuation fera bientôt son apparition, les phrases deviendront plus courtes et les idées commenceront à se dégager ; ensuite, tout d’un coup, j’arriverai à toucher du doigt le point central – celui qui avait été obscurci, étouffé par tout le reste. Quand ce point central devient enfin visible, j’éprouve un grand soulagement. C’est comme si j’avais réussi à trier un gigantesque monceau de débris, ou à ranger une armoire débordante. Plus tard, cependant, au bout de quelques heures ou de quelques jours, je me rends compte que c’était justement le débris qui était précieux. Le point principal – celui que j’avais appelé « central » – était en réalité une évidence, une chose connue de moi depuis toujours, et que, dans un autre état d’esprit, j’aurais pu énoncer d’emblée. Mais en fait cette chose était insuffisante, inconsistante, voire ridicule. C’était – et c’est toujours – le débris qui constitue le vrai trésor, car c’est lui qui relie ce « point central » à tout le reste de ma vie.

 

Splendeurs et misères de la maternité, Jane Lazarre