Catégorie : A chacun sa -thèque

Sarah et la biblio-thèque

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Ceci est la bibliothèque de Sarah

où les histoires se transmettent

d’un titre à l’autre

d’une main à l’autre

d’une langue à l’autre

d’une bibliothèque à l’autre.

Rangement par genre que le temps vient déranger.

Débordement par empressement que le sol vient rattraper.

Il y a les couleurs et les plis, le nez qu’on vient blottir entre,

et toutes ces pages qui nous reviennent en mémoire.

Communiquer l’aisance avec laquelle de la vie aux livres se transvasent les mots.

La seule vision ravive.

La seule présence enchante.

C’est ici que la bibliophile en fait son métier.

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Marion et la folia-thèque

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Ceci est la bibliothèque de Marion,

collagiste inspirée par nos métamorphoses.

Papiers déchirés, papiers découpés,

papiers chinés, papiers précieux

papiers humés, papiers caressés,

papiers froissés, papiers jaunis.

Défaire pour mieux parfaire,

ainsi font les petites mains leur travail de minutie.

Une image qui te prend à la gorge,

une image qui s’installe en ton sein,

une image qui percute ton ventre,

une image qui puise les larmes.

Se représenter pour mieux désenvoûter,

ainsi font les petites mains leur travail de superposition.

De nos métamorphoses elle conçoit une fresque,

devançant précédant

nos suspens,

révélant enlaçant,

nos élans.

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Gaetan et l’octopus-thèque

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Ceci est la bibliothèque de Gaetan

Pieuvre hébergeant Le Poulpe

qui – 1 – broie le Noir qu’il soit chat ou sang pour en faire des polars

qui – 2 – caresse l’âme romantique de Rimbaud

qui – 3 – donne une tape dans l’dos des poètes de l’Éclaboussure

qui – 4 – nourrit le feu du grand préfixe de la privation

qui – 5 – enlace l’esprit rebelle de sa tentacule musicienne

qui – 6 – maîtrise le Verbe dans une métrique des sentiments

qui – 7 – bouscule l’élément océanique par son ode à la Décadence

qui – 8 – rassemble les contestations sur le vaisseau-plume de la Célébration.

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Raphaëlle et la clé-thèque

 

La clé est restée sur la porte,

porte fermée sur la pluie,

et la planque à clé pleine

d’eau de pluie que la porte a chassée.

J’aurais pu repousser mon ombre des photos.

J’aurais pu atténuer les reflets du plafonnier sur les livres.

Mais il me fallait attraper la femme dans son élan.

Ceci est la bibliothèque de Raphaëlle.

Les mots-clés sont dans les titres,

comme autant de blasons,

comme autant d’oraisons,

comme autant de façons

d’être soi à travers les mots.

Des autres.

En désordre.

Ouvrir un livre comme on ouvrirait une porte.

L’écho, la tentation.

Le miroir et le sursaut

Glisser une clé entre les pages comme on la glisserait sous une porte.

Le secret, les repères.

Les pairs et l’exaucé.

Tourner les pages

– clé de sol, clé de fa,

tourner la page

et plonger,

au coeur

de son identité.

Sans jamais s’enfermer à double-tour.

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Elsa et la végé-thèque

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Ceci est la bibliothèque d’Elsa

faites de lianes et de branches,

pour ainsi émettre

une certaine idée de verticalité.

La forêt permettant

d’avancer sans toucher terre.

La canopée permettant

d’isoler par ce qu’elle relie.

Le bocage permettant

de passer inaperçue dans la mosaïque.

Le bosquet permettant

de se faire tout petit pour observer l’immensité.

Allumer le feu du dedans

grâce aux feuilles mortes de ses collections.

Planter là l’identité

que les livres engrais viendront nourrir d’humanité.

C’est la sève qui coule lorsque tu pleures.

Les mains dans la terre,

les yeux dans les pages,

renifler l’humus des jours,

couvrir l’humeur des temps,

laisser une trace dans l’écorce

et poursuivre sa floraison.

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Mathias et la délica -thèque

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Ceci est la bibliothèque de Mathias

aux livres empilés

aux élévations imprimées

aux

re

li

u

res

(…)

non.

Il y a les livres lus d’un côté

les livres non lus de l’autre,

et faire rouler la pomme rouge entre,

pour que des mains savantes jaillisse une âme sensuelle

– contrebalancement.

A chaque livre son évocation,

à chaque évocation sa partie du corps,

à chaque partie du corps son

– effondrement.

Nous avons ri

– effectivement.

Faire tomber des livres,

par et pour la connaissance,

ce n’est pas tous les jours.

Ici

la bibliothèque est

plancher

rassemblement

sculpture

état d’esprit

tombe.

Une plongée pour nous apercevoir que non

il n’y a pas que des morts

et tu es bien vivant.

Passe ta main sur le bois qu’il te dise.

Ici,

la bibliothèque est

empirique

et ce n’est jamais assez.

Renifle les pages,

écoute la matière,

entre dans l’expérience,

peu importe la mise en scène,

consulte les Archives du vent

– essor.

Et je suis sortie.

 

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Samaël et la rosa-thèque

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Ceci est la bibliothèque de Samaël

N’y voyons pas là planches empilées

pour mieux accéder à

atteindre le

gravir.

Allongez la,

allongez-vous là,

laissez-vous caresser par les langues,

sursautez.

Quelques épines.

Rosa est là.

Il y a le coeur germanique relié au divin,

le corps traversé par la Lumière, c’est pour le Nord.

Le corps pris dans la Lumière, c’est pour le Sud,

il y a les pieds méditerranéens relié aux pulsations de la terre.

« Le monde brûle, que le monde est beau »

La rose des vents.

Des planches, il en a connues.

Des diagonales, il en a conçues.

Réduisant là les distances,

abolissant là les compartiments.

Confondez-vous

au doux balancement des épaules lorsque l’écriture est en marche,

au sac et ressac d’une inspiration qui s’étend puis se retire

puis revient puis respire.

Mordez cette rose

et qu’aux quatre coins du monde

se répande

son parfum

sa présence

et sa lutte.

Ceci est la bibliothèque Samaël,

à cueillir avec émotion,

à feuilleter avec attention.

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