Catégorie : Chotu

Confidences

Travailler avec une autre, une autre que soi.

Ou bien.

Travailler seule avec soi-même.

Toujours.

Prendre garde

aux temporalités aux affinités aux nécessités.

Avec ou sans l’autre

en miroir en bataille encanaillés.

.

Je confie, j’ai confié, des mots des textes et des papiers

à une autre, à d’autres, à une autre que moi.

Voyage dans l’intersubjectivité,

à nos poils hérissés, à nos voix accordées, à nos sensations déployées.

J’ai confié, je confie, je laisse s’en aller, disparaître,

pour réapparaître autrement,

elle et moi dedans.

Travailler avec une femme plutôt qu’un homme

pour la glaise pour le mouvement pour l’éphémère.

.

J’attends

J’attends l’autre avec moi dedans

.

J’ai confié, je confie

l’enfance et la poésie

l’autre pays et la couleur rouge

la légèreté et l’incompréhension.

.

En attendant,

je nage.

Dans une mer de mots mis en désordre par les vents.

////insurrection////

////déviation////

////opposition////

////marginalisation////

////contestation////

C’est l’histoire, c’est la nouvelle histoire, impulsée par la lecture

P.O.L.I.T.I.Q.U.E

de ce roman de Lola Lafon

« Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce »

.

C’est l’histoire, c’est la nouvelle histoire,

qui pose la question du QUAND

(que nous lirons CAMP quand ça nous chante)

à travers l’association d’un homme et d’une femme

pour le sable pour le contact pour l’avenir

.

Je me confie

Je recueille

.

Quelque chose en moi refuse le vide

Quelque chose en moi compose avec le vide

Quelque chose en moi propose au vide

une solution

une réponse

un son

Confidences

.

Me voilà sur un nouveau chemin

 

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« Le matin, au loin, l’appel. Ma mère déjà fait chauffer l’eau qui servira au chaï. Je me lève et immédiatement me lave. Il faut frotter chaque recoin de mon corps. L’eau sera ma force, l’eau sera ma joie. Le matin est une célébration et dans la maison tout le monde chante. J’allume quatre encens : deux pour ma maison, deux pour le monde ; deux à l’intérieur, deux à l’extérieur. Je pointe mon annulaire dans de la poudre d’encens et marque quatre points. Un sur mon troisième oeil. Un sur mon oreille gauche. Un sur mon oreille droite. Un sur ma gorge. Le troisième oeil pour la concentration de l’esprit. Les oreilles pour qu’aucune mauvaise parole n’entre. La gorge pour qu’aucune mauvaise parole ne sorte. Je salue Ganesh, Krishna, Hanuman et Saraswati. Et déjà les parfums me donnent envie de danser, alors je suis le trajet de la mousse, de la douche à l’égout, en laissant virevolter mon corps. Arrivé face à ma mère, je m’enfouis dans ses voiles, et voilà qu’elle me tend, la douce boisson des gens heureux. Et rje etire, du bout du doigt, la peau brunâtre flottant sur le chaï trop chaud. « Aloo! Mattar! », voici déjà le vendeur de légumes! L’appel est bien là, l’appel de la rue. »

 

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et commencer ici l’histoire de Chotu, l’enfant qui guérissait les cerfs volants

livre pour enfants

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